31 août 2008
Semi-poulets s'accouplant
J'essai d'imaginer et ecrire des "histoires d'amour(s)" mettant en scene des humains monstreux, hybrides pour la plupart. J'aimerais cependant que ces recits soient gorges de bonheur et se finissent merveilleusement, sans que le trash ne s'installe... des conseils seraient les bienvenus.
I'm trying to set up monstruous people in love stories. I would like these stories to be deeply happy and filled with love, and not to become trash... it's far to be done! so please, advices are welcome.

Mon affection pour la volaille m'inquiete un peu...
22 août 2008
le lit de tétons
Un ptit dessin d'un homme heureux. Il n'y en a pas souvent sur ce blog, profitez en.

21 août 2008
sur la rareté des commentaires; hypothese n°1
20 août 2008
"eros et thanatos" ou "le sort que je reserve a l'inventeur des contes de fees si seulement je le trouve"
Pendant ces vacances, un de mes objectifs etait d'ecrire des histoires d'amour et de les illustrer...

18 août 2008
There's a skeleton hiding under my skin
texte: Drew Henkels
La Poulpe
Voici une histoire que j'ai ecris il y a un moment, et que j'ai mis un peu de temps a illustrer, ne sachant que decider entre bd et illus. D'ailleurs la premiere page de la version bd se trouve un peu plus loin sur le blog. Bref, j'en ai finis avec ma poulpe... mais de nouvelles histoires d'hybrides sont a venir, tout comme les "histoires d'amour" que j'essai d'ecrire et illustrer depuis une eternite!!!

"Lecteurs, je vais vous conter une histoire dont j’ai été le temoin, il y a deux ans.
C’est l’hstoire d’une poule qui, quand je l’ai connu, vivait dans un poulailler industriel, sur les côtes anglaises. Une petite poule sans âge, qui n’avait fait que pondre des oeufs sa vie durant: c’était là son utilité.
Cependant l’ennui lui était devenu insupportable; et du soir au matin, inspirée par le bruit des vagues qui frappaient la falaise toute proche, elle rêvait qu’un jour, elle pourrait vivre en mer, comme les poissons, les crabes, les baleines, les pieuvres, les algues, les murenes...
Son mal de vivre était tel, que notre poule un jour decida de se confier à sa terrible maîtresse, la fermière. Redoutée de tous! cette fermière. Même de moi.
Sans plus craindre la dame, elle lui expliqua les raisons de sa deprime.
Lorsqu’elle evoqua son reve le plus cher, devenir un animal des mers, les yeux de la poule s’ouvraient grands, et brillaient, sa voix tremblait d’emotion et ses petites ailes s’agitaient dans l’intention d’imiter des mouvements d’animaux marrins. Peu importe l’animal qu’elle serait, pourvu qu’elle soit la-bas."

"La fermière, quoique connue pour son coeur dur, fut très sensible aux paroles de sa petite poule.
Elle accepta.
Cette pauvre bête avait si longtemps été si utile qu’elle méritait une belle récompense. Et après tout, cela servirait d’éxemple a ses compagnes si flemmardes qui jamais ne s’etaient rendues aussi efficace que cette petite volaille.
Donc, la fermière exprima son accord. Elle se leva, se dririgea vers une large étagère en haut de laquelle étaient rangés ses précieux registres, cataloguant chacun des specimens qui ait jamais existé dans la ferme, notre poule y compris. Elle se saisit de celui où etait enfermées les informations sur la petite poule, l’ouvrit à la page la concernant.
Puis, la fermière arracha délicatement du cul de la poule la plus longue plume qu’elle puisse y trouver, et y plongea la pointe dans un petit pot d’encre tout juste ouvert. Alors, à la page ouverte, elle traça dans le nom “POULE”, entre le “L” et le “E”, un “P”, de telle sorte que “Poule” devienne “Poulpe”. Ce qui ne manqua pas d’arriver! puisqu’à l’instant même où son nom changea, la petite bête sentit son corps se métamorphoser."

"La métamorphose achevée, la Fermière la porta. En hâte elle rejoignit la falaise, d’où elle jetta la poul(p)e avec précaution.
L’animal une fois à l’eau déploya ses tentacules.
Elle n’eut aucun mal à se servir de ses nouveaux membres et dansa avec une élégance supprenante lorsqu’on pense au peu d’experience qu’elle avait de ce corps.
Elle dansait en nageant.
Elle profitait de l’espace et du goût de l’eau.
Mais hèlas, lorsque notre amie voulut rejoindre la surface pour prendre un peu d’air, son corps ne lui obeit plus. La poulpe sentait en elle un poids. Son corps irremèdiablement attiré vers le fond.
Ses gesticulations n’y firent rien, elle plongeait lentement.
C’est que, bien qu’ayant l’apparence d’un poulpe, la poulpe portait encore en elles les oeufs qu’elle avait à pondre. Et ceux-ci, comme une ancre au creux de ses reins, l’attirait dans le eaux noires.
Lentement, elle sombra.
Et jamais je n’entendis rien de plus sur l’animal.
Je vous laisse lecteurs tirer de ce recit véridique la morale qui vous conviendra le mieux."

